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Votre enfant ne veut pas partager… vous non plus !


Nous sommes en train de séjourner chez des amis de mon épouse qui ont un enfant de 3 ans, John, et un nouveau-né d’un mois. Nous, nous avons notre fils de 4 ans et celui d’un an avec nous. Les parents de John sont un peu désemparés parce que celui-ci ne veut pas partager ses jouets. Chaque fois qu’un de nos enfants s’approche de ses jouets, il se précipite dessus pour empêcher nos enfants de jouer avec. Parfois, il se met à crier “non” et amasse le plus de jouets possible pour les éloigner. Une autre chose qui dérange les parents de John, c’est que de temps en temps, sans raison apparente, il vient pousser ou taper nos enfants. Analysons ces comportements pour mieux les comprendre et pour mieux y réagir.


John vient de devenir grand frère. Pendant neuf mois avant la naissance, il a déjà senti l’attention de ses parents se tourner vers un autre que lui. Puis, ses parents sont partis, le laissant tout seul à la maison avec ses grands-parents, pour revenir quelques jours plus tard avec un bébé dans les bras, que tout le monde admire et cajole. Voilà déjà donc au moins 10 mois que John doit partager l’attention exclusive qu’il avait reçue de ses parents avec un autre. Depuis plusieurs mois, maman ne pouvait plus le porter, était fatiguée tout le temps, et voilà que ce nouveau bébé est toujours accroché à son sein, sein même auquel John n’a plus droit.


John se sent donc déjà légitimement en perte d’attention. Pour couronner le tout, voilà qu’une autre famille débarque dans sa maison, avec deux petits qui veulent tous ses jouets ! Alors que John s’était rassuré en remarquant que bébé n’était en fait pas intéressé par ses jouets et ne pouvait pas se mouvoir dans l’espace de toute façon, deux petits êtres qui savent tout à fait marcher et tout attraper viennent tout utiliser. Il va falloir partager ! Jusqu’à maintenant, il fallait partager dans les espaces communs : à la ludothèque, à la crèche… mais les jouets de la maison étaient restés sacrés et siens. Au plus, il fallait les partager une heure par ci par là avec un autre enfant de passage. Voilà que des gens semblent s’installer pour on ne sait trop combien de temps et qu’ils ne s’arrêtent jamais de vouloir prendre les jouets. Pas étonnant que John ait besoin de protéger ses possessions !


Ce qui n’est pas surprenant non plus, c’est que John finisse par voir nos enfants comme des ennemis : ils sont une compétition, une menace pour ses jouets, ses parents, sa maison. C’est tout à fait compréhensible de finir par les rejeter, car tout était mieux avant qu’ils soient là et maintenant plus rien n’est garanti. Les premières heures, c’était amusant d’avoir des camarades de jeux, maintenant, c’est assez !


D’autant plus que nous adultes, nous n’aimerions pas ça nous plus ! Imaginez que nous aussi nous commencions à tout prendre dans la maison de nos amis. Je me sers dans le frigo, dis que je veux garder cette tasse que j’aime bien, commence à déplacer tous les livres, à réagencer le salon, utilise l’imprimante pour imprimer un e-book entier, amène les coussins du canapé dans la chambre d’amis, et mange tout le chocolat du cellier ! Nos amis adultes commenceraient eux aussi à vouloir protéger leurs affaires, et eux aussi nous demanderaient d’arrêter de toucher à tout.


En fait, en grandissant, nous ne cessons pas de vouloir protéger nos possessions, nous devenons simplement meilleurs à établir des limites et à respecter celles des autres. Et lorsque les limites ne sont pas respectées, nous adultes sommes mieux équipés pour les ré-établir, par exemple en disant aux visiteurs ce qu’ils peuvent utiliser et ce qu’ils ne peuvent pas utiliser, en délimitant des espaces, en proposant de changer de lieu… Encore que, beaucoup d’entre nous n’ont même pas encore ces techniques et se contenteraient de dire “arrête” d’un ton ferme ou “laisse mon chocolat” avec réprimande… comme John le fait avec ses jouets.


Quant à l’autre comportement cité, celui de taper ou pousser nos enfants de manière apparemment aléatoire, juste quand il passe devant eux, faut-il s’en inquiéter ? Là aussi, rien de plus normal : chacun protège son domaine, si une menace ne part pas, on va lui faire comprendre qu’il faut qu’elle parte. Là aussi, les adultes font pareil : lorsque nous avons atteint notre limite avec les visiteurs sans gêne qui envahissent notre maison (cette limite étant placée à des niveaux très variables selon les individus), nous leur demandons de partir, et souvent avec un éclat de colère ou au moins un profond agacement. Et si ceux-ci vous rétorquent que non, qu’ils vont rester là, vous allez probablement finir par les pousser dehors physiquement.


John fait pareil : il exprime qu’il veut que nos enfants partent. Et comme ceux-ci restent, il finit par les pousser et les taper, pour dire “t’as toujours pas compris, pars, tu m’énerves !” En plus, la différence essentielle est en défaveur de John : alors que les adultes sont maîtres de leur maison, ce ne sera pas lui qui décidera de nous faire partir, mais ses parents. Nos enfants sont donc bien, à ses yeux, des invités sans gêne à qui il a demandé de partir et qui pourtant campent sur leur position. Pour les adultes autour, John peut donc sembler pousser ou taper nos enfants au hasard, de temps en temps sans aucune raison, mais les raisons sont là depuis longtemps aux yeux de John !

Ces comportements, je viens de les décrire lors d’une visite chez des amis, mais on les retrouve chez les grands frères et grandes sœurs après l’arrivée d’un nouveau-né, on les retrouve à la crèche ou à l’école maternelle (voire plus tard), et chez les adultes lorsqu’une communication pacifique ne fonctionne pas, et dans la société (par exemple avec la violence contre les immigrés, la xénophobie…).




Comment réagir ? Souvent, la réponse toute faite dans ces situations est “il faut apprendre à John à partager” mais je pense qu’il faut aller bien au-delà. Si on reprend mon exemple d’invités sans gêne qui mangent tout votre chocolat et utilisent toute votre bouteille toute neuve de shampooing, ça ne serait pas très intéressant qu’on vous dise “il faut partager, voyons” lorsque vous vous mettez en colère. Ni qu’on vous dise “bon, on va trouver des façons de t’apprendre à partager”.


En ce qui concerne les enfants, gardons donc en tête les buts de l’intervention de l’adulte, qui à mon avis sont au moins les suivants :

  • Pacifier la situation

  • Donner à John des techniques pour se sentir en paix avec d’autres personnes qui utilisent ses affaires

  • Aider John à trouver du plaisir dans le partage

  • Mais surtout, aider John à déterminer sa limite dans le partage

  • Et donner à John les outils et techniques pour établir cette limite et la faire respecter pacifiquement


Et bien sûr, il n’y a aucune raison de ne concentrer ses efforts que sur John, car dans cette situation, nos enfants ont toute leur part et tout leur pouvoir d’action aussi, et ils ont également besoin d’être équipés au niveau interpersonnel. Il faudra alors réussir, auprès de nos enfants, à :

  • Pacifier la situation

  • Aider nos enfants à éprouver de l’empathie pour comprendre pourquoi John se sent comme ça

  • Aider nos enfants à comprendre la limite de partage de John, quand il l’exprime et aussi quand il ne parvient pas à l’exprimer

  • Aider nos enfants à faire leur part du partage, c’est-à-dire à eux aussi partager en retour (que ce soit maintenant ou à un autre moment)



Enfin, il faut rajouter un but à toute intervention éducative, que ce soit de la part de parents, de professeurs ou d’autres adultes : celui d’équiper les nouvelles générations à avoir des relations interpersonnelles saines, efficaces et apaisées au sein de la société, car avoir des enfants, c’est aussi une opportunité de créer un monde meilleur. Les actes xénophobes entre adultes proviennent des mêmes émotions que ressent John et surtout de ne jamais avoir été équipé pour trouver des solutions pacifiques. La façon d’intervenir auprès de John et de nos enfants aura donc un impact sur le modèle du monde qu’ils se créeront, que se soit celui d’un monde dans lequel on peut dominer par la violence, celui d’un monde dans lequel on peut prendre aux autres sans répercussion, d’un monde dans lequel on doit à tout prix protéger ses possessions, ou celui d’un monde dans lequel on peut trouver des terrains d’entente qui respectent les limites de chacun tout en passant des moments harmonieux ensemble.




Voici donc ce que je suggère comme intervention lorsqu’un enfant “refuse de partager” dans une situation comme dans celle de John. Cette intervention peut venir autant de la part du parent de John que du parent des autres enfants que d’un autre adulte présent :

  1. Identifier la raison du refus : est-ce que l’enfant n’aime pas les autres enfants présents (peu probable dans les bas âges) ? Est-ce que l’enfant sent ses possessions menacées dans la scène en cours ou ailleurs dans sa vie ? Est-ce que les autres enfants n’ont pas partagé non plus (que ce soit volontaire, par refus, ou involontaire, par exemple parce qu’ils n’ont pas remarqué l’autre enfant, ou par la force de la situation, par exemple un nouveau-né ne partage pas parce que c’est lui qui a besoin de téter)

  2. Reconnaître cette raison, l’émotion ressentie par l’enfant, et sa validité.

  3. Verbaliser cette raison et l’émotion, et leur donner une légitimité, par exemple “Je vois que tu te sens envahi. Je comprend, c’est difficile quand d’un coup deux autres enfants viennent à la maison et restent là longtemps, qu’ils utilisent tous tes jouets…”

  4. Rassurer l’enfant sur la situation, en l’occurence, sur le fait que ses jouets resteront à lui, que les autres enfants vont partir de la maison à un moment, et qu’à ce moment, ils laisseront bien tous les jouets chez lui.

  5. Offrir une solution qui semble juste et qui rassure l’enfant qui n’a pas envie de partager, ainsi que les autres, par exemple “J’ai l’impression que tu as besoin d’avoir certains jouets qu’on ne touche pas. Choisissons certains jouets qu’on mettra dans ta chambre et qui ne seront que pour toi, et les autres on les partagera” ou “Disons que c’est ton tour avec ces jouets, nous [avec les autres enfants], on va jouer dehors pendant ce temps. Quand on reviendra, ça pourra être leur tour de jouer avec certains de ces jouets”

  6. Montrer et instaurer la réciprocité du partage, par exemple “Tu sais, la semaine prochaine, c’est toi qui viendra chez nous et ce sera à leur tour de te prêter leurs jouets, toi aussi tu pourras jouer avec leurs jouets. Comme ça, tout le monde peut jouer avec des jouets nouveaux, nous quand on est ici, et toi quand tu es chez nous” ou alors en trouvant des objets que les autres enfants peuvent partager directement, ce qui est encore mieux : par exemple en allant ramasser des cailloux, en fabriquant des jouets en carton, en faisant des bouquets de fleurs que tout le monde pourra utiliser dans ses jeux, surtout aussi l’enfant hôte. On peut alors annoncer à l’enfant qu’on va aller trouver des choses à partager avec lui.

  7. Répéter tout les points ci-dessus la prochaine fois que l’occasion se présente : ça prendra du temps avant qu’un partage harmonieux soit établi, et les raisons du refus peuvent changer. Il faudra alors de nouveau analyser la situation et répéter les étapes.



Je trouve que c’est souvent utile de penser à ce qu’on ferait en tant qu’adulte si la situation se présentait à nous, comme dans l’exemple de l’invité extrêmement sans gêne, qu’on se place du côté de l’invité ou du côté de l’hôte accueillant. La procédure ci-dessus fonctionnerait aussi.




La même méthode fonctionne bien en ce qui concerne le fait de taper ou de pousser (ou de mordre, griffer…) un autre enfant sans raison apparente. Dans ce cas, il faut souvent identifier une raison plus profonde, plus large que la scène qui se présente devant nous. Comme celle-ci sera sûrement plus difficile à identifier, il faudra demander à l’enfant si on a bien compris, pour ne pas imposer l’idée d’une raison ou d’une émotion qui ne sont pas les vraies. Et puis, il faudra surtout répéter beaucoup (point 7), sur la durée, car plus l’émotion est profonde, plus la raison est large, et plus on prend du temps à accepter d’autres solutions que la violence ou la résistance.


Dans le cas de l’exemple de John, qui tapait ou poussait nos enfants pendant qu’ils ne faisaient rien de mal, tout simplement en passant, voilà à quoi l’intervention d’un adulte peut ressembler :


  1. Identifier la raison de la violence : John en a marre que nos enfants soient là, il aimeraient qu’ils partent et ne comprend pas pourquoi ils ne sont toujours pas partis.

  2. Reconnaître cette raison, l’émotion ressentie par l’enfant, et sa validité : c’est normal que John en ait marre, c’est long d’avoir d’autres enfants chez soi pendant plusieurs jours, et puis ce n’est pas lui qui les a invités. Il doit se sentir envahi, en perte d’attention et que c’est jouets sont menacés. Il a le droit de ressentir cela, d’ailleurs, moi je me sentirai pareil si les invités d’un autre faisaient ça avec ma collection de timbres pendant des jours et des jours.

  3. Verbaliser cette raison et l’émotion, et leur donner une légitimité : “John, j’ai l’impression que tu te sens envahi, c’est ça ? [l’enfant confirme], que tu as peur que ces enfants prennent tes jouets pour toujours, est-ce que c’est ça ou autre chose ? [l’enfant confirme], que tu as envie qu’ils partent, est-ce que tu veux qu’ils partent ? [l’enfant confirme] Je comprends, c’est difficile quand des enfants viennent pour longtemps dans ton espace et qu’ils jouent tout le temps avec tes jouets. Moi aussi, je me sentirai envahi si des invités prenaient toutes mes affaires tout le temps pendant plusieurs jours”.

  4. Rassurer l’enfant sur la situation : “Tu sais, ces enfants vont partir dans deux jours, et à ce moment là, ils laisseront toutes tes affaires ici, tous tes jouets resteront ici. Même maintenant, tu peux les partager, et même quand tu laisses d’autres enfants jouer avec, ça reste tes jouets.”

  5. Montrer que la solution trouvée par John n’est pas adaptée et qu’il faut en trouver une autre : “Quand tu tapes d’autres personnes, comment penses-tu qu’ils se sentent ? [laisser répondre l’enfant]. Ça leur fait mal, n’est-ce pas ? Et pourtant, ils sont toujours là ! Résultat, tu leur as fait mal et tu as protégé tes jouets, mais pendant ce temps, tu ne t’ai pas amusé et des gens ont mal.”

  6. Proposer une autre solution : “Voilà ce qu’on va faire. Ça marchera mieux, tu verras. On va mettre des jouets dans ta chambre, et dans ta chambre il n’y a que toi qui peux jouer. Dans le salon, c’est l’espace où on partage. Alors si c’est un moment où tu veux être tout seul, tu joue dans ta chambre, d’accord ? Et quand on est dans le salon, on partage tous et vous pouvez même jouer ensemble.”

  7. Rappeler la solution trouvée à toutes les nouvelles occurence de la violence en apparence sans raison : “Non, John, quand tu tapes, ça fait mal et les autres enfants sont quand même toujours là. Est-ce que tu as besoin d’un moment où on te laisse tranquille, sans autres enfants ? Tu te souviens, tu peux aller dans ta chambre pour ça, tu veux aller y jouer ? [c’est important d’exprimer cela sans colère, sinon la chambre apparaîtra comme une exclusion au lieu d’une solution]. Dans le salon, tu te souviens, c’est l’espace où on est tous ensemble…”




Enfin, il faudra aussi parler de la situation avec les enfants avec qui on n’a pas partagé et/ou qui se sont fait taper, mordre, pousser, griffer, etc… et cela même si les enfants en question sont bébés (à défaut de comprendre tous les mots, ils comprendront au moins l’intention ou ressentiront la présence bienveillante).


Pour cela, vous pouvez suivre les étapes suivantes, qui sont à peu près les mêmes :


  1. Identifier la raison du comportement de l’autre enfant (celui qui n’a pas partagé ou qui a eu un comportement violent)

  2. Reconnaître cette raison, l’émotion ressentie par l’enfant, et sa validité : cela peut être difficile si on est le parent de l’enfant “agressé”, mais c’est essentiel. Les autres enfants ne sont ni méchants ni égoïstes, ils ont un comportement parce qu’ils ressentent quelque-chose qu’ils ont du mal à exprimer autrement et ils n’ont pas trouvé de meilleure solution

  3. Expliquer cette raison, cette émotion aux enfants avec qui John n’a pas partagé, ou que John a tapé : “Tu vois, John a fait ça parce que… il se sent comme ci…”

  4. Susciter de l’empathie : j’ai remarqué que c’est difficile pour vous aussi de partager quand on a des invités. Vous voyez, c’est difficile pour tout le monde au début. John travaille sur cela, vous aussi…”

  5. Rassurer les enfants que John n’a rien contre eux, que la violence n’est pas une bonne idée, ou que partager est bien une bonne idée, et qu’on va trouver une solution pour que tous puissent passer un bon moment.

  6. Offrir une solution qui semble juste pour tous : "à partir de maintenant, John va choisir des jouets qui ne sont que pour lui, ils seront dans sa chambre. Tout ce qui est dans sa chambre est pour lui seul, on n’y va pas, ici dans le salon, ce sont des choses avec lesquelles on peut tous jouer, ensemble ou chacun son tour.”

  7. Pousser les enfants agressés ou avec qui on n’a pas partagé à faire leur part du travail : “qu’est-ce qu’on peut faire pour être sûr que John ne se sente pas envahi chez lui ? [laisser les enfants proposer des idées] Peut-être qu’on peut aller faire un tour dehors pour lui laisser de l’espace pendant un moment.” Et/ou “Qu’est-ce qu’on peut nous aussi partager avec John ? [laisser les enfants proposer des idées] J’ai remarqué qu’il aime les fleurs, peut-être qu’on peut aller lui cueillir des fleurs…”

  8. Répéter, car tout cela s’apprend sur la durée.



Bien entendu, en tant que parent ou autre encadrant, nous avons des moments où nous avons la patience, l’énergie, le temps de fournir un accompagnement si approfondi… et des moments où nous ne l’avons pas. L’essentiel est de fournir une aide de qualité la majorité du temps. Et puis, écrit comme ça dans un article si long, cela peut paraître prendre un temps fou, mais plusieurs des procédures proposées sont concomitantes. Enfin, c’est indéniable que ça prend plus de temps, d’énergie et de travail sur soi de faire tout ça que de pousser un cri de colère en disant “on tape pas” ou “mais John, partage un peu”. Mais cela a un effet indéniablement plus profond et plus bénéfique ! Vous prendrez plus de temps et d’énergie au début, mais vous verrez que ces comportements seront beaucoup plus vite résolus. Et surtout, le message que vous envoyez aux enfants est bien plus formateur et plus constructeur d’une vie épanouie et d’une société harmonieuse : simplement se mettre en colère après John qui a tapé d’autres enfants lui montre que les autres enfants sont vraiment des menaces et qu’en plus ils ont des alliés, lui montre que les adultes ne sont pas là pour protéger son espace et ses possessions non plus, voire même le fait douter du fait que ses parents l’aime toujours. À l’inverse, passer par toutes les étapes des procédures proposées donne des outils et des techniques à John et aux autres enfants, leur confère une mentalité tournée vers les solutions et le vivre-ensemble, et leur donne envie de partager des objets et des moments.


Baptiste Delvallé



À retenir :

  • L'importance d'identifier ce que l'enfant exprime lorsqu'il ne veut pas partager ou qu'il est violent

  • Valider et légitimer la raison et l'émotion auprès de l'enfant (pas l'action)

  • Proposer une autre solution


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